À El Alamein, en Égypte, l’ancien Président de la République du Niger et Champion de la ZLECAf, Issoufou Mahamadou, a renouvelé son plaidoyer pour une Afrique plus intégrée, plus solidaire et capable de financer elle-même sa transformation économique.
Après avoir porté le projet du marché continental africain, il met désormais l’accent sur un enjeu décisif : mobiliser davantage l’épargne africaine au service du développement de l’Afrique.
Le président Issoufou Mahamadou a pris part, le 3 octobre 2026, à la première édition du Forum Alamein-Afrique, organisée en République arabe d’Égypte, ainsi qu’à la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine consacrée à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Cette rencontre de haut niveau a réuni des responsables politiques, des décideurs économiques, des représentants d’institutions africaines et des acteurs du développement autour des grands défis de coopération, d’intégration et de transformation structurelle du continent.
Placée sous le signe du dialogue, du partenariat et de l’ambition africaine, cette première édition du Forum Alamein-Afrique a offert un cadre d’échanges sur les mécanismes susceptibles d’accélérer l’intégration économique du continent, de stimuler les investissements, de renforcer les échanges intra-africains et de promouvoir des réponses concertées aux défis communs.
La participation d’Issoufou Mahamadou à cet important rendez-vous continental s’inscrit dans la continuité d’un engagement de longue date en faveur de l’intégration africaine, du développement durable et de la souveraineté économique du continent.
En sa qualité de Champion de la ZLECAf, l’ancien Président nigérien a largement contribué à faire avancer l’ambition d’un marché africain unifié, fondé sur la libre circulation des biens, des services, des capitaux et, à terme, des personnes.
Mais l’ouverture des frontières commerciales, ni aussi essentielle soit-elle, ne saurait à elle seule garantir la réussite de cette ambition.
Pour devenir une réalité concrète, la ZLECAf doit s’appuyer sur des infrastructures modernes, des corridors de transport performants, une énergie accessible, des réseaux numériques fiables, des capacités industrielles renforcées et des entreprises capables de produire, transformer et commercialiser à l’échelle du continent.
Derrière cette ambition se pose une question centrale : avec quels financements construire l’Afrique intégrée de demain ?
C’est précisément sur ce terrain que le message porté par le Président Issoufou Mahamadou prend toute sa portée.
Après la bataille pour l’intégration commerciale, le défi est désormais de renforcer la capacité de l’Afrique à mobiliser ses propres ressources financières afin de financer ses priorités stratégiques.
L’Afrique manque souvent de capitaux pour financer sa transformation, alors même qu’elle dispose d’une épargne institutionnelle africaine notamment celle des fonds de pension, des compagnies d’assurance et des épargne. Il s’agit plutôt de créer les conditions permettant à cette épargne de trouver, sur le continent, des projets fiables, rentables, transparents et suffisamment sécurisés.
Autrement dit, il ne suffit pas d’appeler l’épargne africaine à revenir vers l’Afrique. Il faut bâtir un environnement économique et financier dans lequel elle aura confiance pour investir durablement.
Cela suppose notamment :La préparation de projets bancables dans les infrastructures et les secteurs productifs ;Le renforcement des garanties et des mécanismes de partage des risques ;La amélioration de la gouvernance économique et financière ;La consolidation des marchés financiers africains ;Le développement d’institutions capables de structurer et d’accompagner les grands projets continentaux ;
Le message porté à Alamein-Afrique dépasse la seule question du financement. Il renvoie à une vision plus large de la souveraineté africaine.
Aujourd’hui, la souveraineté ne se limite plus plus à la maîtrise du territoire ou à l’indépendance diplomatique. Elle se joue également dans la capacité des États et des institutions africaines à financer leurs infrastructures, à transformer localement leurs ressources, à soutenir leur industrie, à développer leur économie et à créer de la valeur sur le continent.
L’Afrique dispose d’atouts majeurs : des ressources naturelles considérables, une population jeune, un marché continental en expansion, des compétences croissantes, une diaspora dynamique et un potentiel important d’épargne institutionnelle.
L’enjeu n’est pas de demander aux investisseurs institutionnels africains de prendre des risques inconsidérés. Leur mission première demeure la protection de l’épargne des travailleurs, des assurés et des épargnants. Il s’agit plutôt de créer les conditions permettant à cette épargne de trouver, sur le continent, des projets fiables, rentables, transparents et suffisamment sécurisés.
Autrement dit, il ne suffit pas d’appeler l’épargne africaine à revenir vers l’Afrique. Il faut bâtir un environnement économique et financier dans lequel elle aura confiance pour investir durablement.
Le marché continental africain ne pourra déployer tout son potentiel que si les entreprises, les industries, les infrastructures et les chaînes de valeur qui doivent le faire vivre disposent de financements adaptés et durables.
À travers le Forum Alamein-Afrique, le continent réaffirme ainsi une ambition claire : transformer ses immenses potentialités en opportunités concrètes, bâtir une économie plus intégrée et plus compétitive, et faire de l’argent de l’Afrique un levier majeur pour l’avenir de l’Afrique.
Source: Tamtaminfo (Niger)




















